Quand UGREEN m’a proposé de tester son DXP4800 Pro, je dois avouer que j’étais un peu sceptique. Le marché des NAS est largement dominé par Synology et QNAP, alors forcément, on se demande si un nouvel arrivant peut vraiment rivaliser.
Après plus d’un mois d’utilisation à la maison, je peux maintenant répondre sans hésiter : oui.
Et je vais même vous dire quelque chose que je ne pensais pas en commençant ce test : ce NAS a réussi à me surprendre sur plusieurs points.
C’est quoi un NAS ?
Si vous découvrez cet univers, pas de panique.
Un NAS (Network Attached Storage) est tout simplement un ordinateur spécialisé dans le stockage de vos données.
L’idée est simple : au lieu de payer tous les mois un abonnement Google Drive, Dropbox ou iCloud, vous stockez vos fichiers directement chez vous.
Photos, vidéos, documents, sauvegardes… tout est centralisé sur un seul appareil accessible depuis votre PC, votre smartphone ou votre tablette, même lorsque vous êtes à l’extérieur.
Mais aujourd’hui, un NAS ne sert plus uniquement à stocker des fichiers.
Il peut aussi héberger des applications, faire tourner Home Assistant, Docker, un serveur multimédia, sauvegarder automatiquement vos photos ou encore enregistrer vos caméras de surveillance.
En réalité, c’est un véritable mini-serveur personnel.
Une qualité de fabrication qui inspire confiance
La première chose qui m’a marqué en sortant le DXP4800 Pro de son carton, c’est sa fabrication.
Le boîtier est entièrement en métal et respire vraiment la qualité.
Ce n’est pas un énorme pavé qui prend toute la place sur un bureau. Malgré ses quatre baies, il reste relativement compact.

Le seul élément un peu moins séduisant, c’est l’alimentation externe, qui est assez imposante. Heureusement, une fois installée, on n’y pense plus.
Une connectique très complète
Là, UGREEN n’a clairement pas fait les choses à moitié.
À l’avant, on retrouve :
- quatre baies SATA ;
- un lecteur de cartes SD (que je trouve très pratique pour récupérer rapidement les vidéos de mes caméras) ;
- un port USB-C 10 Gbit/s ;
- un port USB-A.

À l’arrière, c’est encore plus intéressant :
- un port HDMI 4K ;
- plusieurs ports USB ;
- un port réseau 2,5 GbE ;
- un port réseau 10 GbE.

Franchement, à ce tarif, avoir directement du 10 GbE est une excellente surprise.
Les deux SSD NVMe changent vraiment les choses
C’est probablement l’une des fonctionnalités que j’apprécie le plus.
Sous le NAS, on trouve deux emplacements NVMe.
Personnellement, je ne les utilise pas pour stocker mes fichiers.
Je préfère y installer toutes les applications.
Résultat : tout démarre beaucoup plus vite, l’interface est plus réactive et les applications profitent pleinement des performances du SSD, pendant que les disques durs restent dédiés au stockage.
Pour moi, c’est vraiment la bonne façon d’utiliser ce NAS.
Une installation accessible à tout le monde
C’est sûrement ce qui m’a le plus étonné.
Je pensais devoir passer un bon moment dans les réglages réseau.
En réalité, l’installation m’a pris seulement quelques minutes.
On branche le NAS sur le réseau, on ouvre son navigateur Internet et l’assistant fait quasiment tout le travail.
Même quelqu’un qui n’a jamais utilisé un NAS devrait pouvoir s’en sortir sans difficulté.
Le RAID expliqué simplement
Le mot « RAID » fait souvent peur.
En réalité, c’est assez simple.
Le principe consiste à protéger vos données lorsqu’un disque dur tombe en panne.
Pour mon installation, j’ai choisi un RAID 5.
Avec quatre disques de 4 To, je dispose d’environ 12 To réellement utilisables tout en gardant une protection contre la panne d’un disque.
C’est selon moi le meilleur compromis entre capacité de stockage et sécurité.
Ce que j’utilise vraiment au quotidien
Pendant mon mois de test, je ne me suis pas contenté de copier quelques fichiers.
Je l’ai utilisé comme je pourrais le faire tous les jours.
J’y stocke notamment mes vidéos YouTube, mes sauvegardes, différents documents et j’ai commencé à installer plusieurs applications directement sur le SSD.
J’apprécie aussi énormément le lecteur réseau sous Windows.
Au final, on oublie presque qu’on travaille sur un NAS.
On retrouve simplement un dossier dans l’Explorateur Windows et on copie ses fichiers comme sur un disque dur classique.
Beaucoup plus qu’un simple espace de stockage
Là où le DXP4800 Pro devient vraiment intéressant, c’est avec son système d’exploitation UGOS.

On retrouve déjà de nombreuses applications :
- Docker ;
- Home Assistant ;
- Firefox ;
- OnlyOffice ;
- les machines virtuelles ;
- Cloud Drive ;
- Sync & Backup ;
- le centre de surveillance.
Autrement dit, il peut remplacer plusieurs appareils à lui seul.
Personnellement, je vois surtout l’intérêt pour Home Assistant et pour centraliser toutes les vidéos de mes caméras de surveillance.
Les performances sont au rendez-vous
Mon réseau est encore limité au Gigabit sur la majorité de mes équipements.
Malgré cela, j’obtiens environ 120 Mo/s en lecture comme en écriture.
C’est largement suffisant pour transférer rapidement des vidéos de plusieurs gigaoctets.
Avec un réseau 2,5 GbE ou 10 GbE, on pourra évidemment aller encore plus loin.
Alors… est-ce que je le recommande ?
Oui.
Clairement.
Le DXP4800 Pro n’est pas donné. Il faut compter environ 680 € sans les disques.
Mais il faut aussi regarder ce qu’il remplace.
Si vous additionnez plusieurs abonnements cloud, un éventuel NVR pour les caméras et un appareil dédié à Home Assistant, la facture grimpe très vite.
Ici, tout est regroupé dans un seul appareil.
Et surtout, vous gardez le contrôle total de vos données.
Après plusieurs semaines d’utilisation, je peux dire que c’est probablement l’un des NAS les plus intéressants que j’ai eu l’occasion de tester.
Il conviendra aussi bien à quelqu’un qui souhaite simplement remplacer Google Drive qu’à un utilisateur beaucoup plus avancé qui veut faire tourner Docker, Home Assistant ou des machines virtuelles.
Bref, une très belle surprise de la part d’UGREEN.
Le test complet en vidéo :
